Mon cher cousin,
Je n'aurais jamais imaginé que ce jour arriverait si tôt et si brutalement. À chacune de nos rencontres, nous nous promettions de nous voir plus souvent. Malheureusement, comme tant de promesses que l'on croit avoir le temps d'honorer, celle-ci restera inachevée.
J'aimais tellement les moments passés avec toi… en dehors des enterrements, bien sûr, même si, paradoxalement, tu avais ce don extraordinaire de rendre les instants les plus douloureux un peu plus légers. Ta bonne humeur communicative, ton humour, ton sourire faisaient du bien à tous ceux qui t'entouraient.
Comme ton père Bébert et mon père Jean-Loup, son neveu, tu avais cette façon si naturelle de faire sentir aux autres qu'ils étaient importants. Avec vous, on se sentait aimé, accueilli, admiré même ! On s'amusait souvent à dire ensemble que chez les "Portet" les hommes avaient compris bien avant tout le monde qu'il valait mieux ne pas contrarier leurs femmes. Ton regard rieur et ton affection spontanée me touchaient toujours. Moi qui ai souvent tendance à mettre une certaine distance avec les autres, j'ai toujours compris qu'avec toi, aucune carapace n'était possible. Quand tu aimais quelqu'un, tu le lui montrais, tout simplement.
Tu aimais me rappeler qu'enfant tu adorais me taquiner. Moi aussi, j'aimais ces moments où vous veniez à Signes voir nos (arrières)-grands-parents, puis ma mamie, et plus tard lorsque tu revenais fleurir les tombes de nos ancêtres. Ces visites étaient toujours l'occasion de partager un peu de notre histoire familiale et beaucoup de chaleur humaine.
Je regrette de ne pas avoir profité davantage de toi. Mais il me reste l'essentiel : tous ces souvenirs heureux, ces repas, ces fêtes, ces éclats de rire, cette joie de vivre qui semblait t'habiter en permanence. C'est ainsi que je veux me souvenir de toi.
Tu es parti beaucoup trop tôt. Pourtant, quelle vie remplie d'amour… d'amour donné, d'amour reçu. Et je crois profondément que c'est là la plus belle réussite d'une vie.
J'ai choisi de partager ces quelques photos de mon mariage, en 2000. Elles te ressemblent tellement : souriant, chaleureux, profondément heureux d'être entouré des tiens.
Tu laisses derrière toi tes garçons adorés, ta petite-fille chérie, ta sœur, tes cousins et cousines, ta famille et tes nombreux amis, tous ceux qui ont eu la chance de croiser ton chemin. Tu laisses surtout un héritage précieux : cette générosité de cœur, cette joie de vivre, ce fameux petit « gène des Portet » qui fait de notre famille une famille profondément attachée aux siens.
Tu vas nous manquer. Mais ton sourire, lui, continuera de vivre dans nos souvenirs et dans nos cœurs.
Ta petite cousine Delphine et ton cousin Jean-Loup